l’enfouissement, dernier  dans la hiérarchie des modes de traitement des déchets

 

Dans la hiérarchie des modes de traitement des déchets*, l’enfouissement ou le stockage est le dernier mode de traitement. Les politiques menées par les collectivités locales, concernant les déchets ménagers, tendent à vouloir réduire la part d’enfouissement des déchets.

Même si les solutions de valorisation des déchets progressent de manière à favoriser la valorisation, certains déchets ne disposent pas de filières de valorisation. La loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte** vise à réduire encore l’enfouissement et à favoriser la valorisation, mais certains territoires ne disposent pas d’installation permettant la valorisation, en particulier des ordures ménagères. 

un objectif : MOINS D’ENFOUISSEMENT, PLUS DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE à l’horizon 2018

Grâce à la fusion des deux syndicats, le SMVO et le SYMOVE, la plus grande partie des ordures ménagères du territoire sera valorisée en énergie au Centre de Valorisation Énergétique de Villers Saint Paul. les ordures ménagères des habitants de l’ex-SYMOVE aujourd’hui enfouies, ne le seront plus, la plus grande partie sera valorisée en énergie. 

Sur la partie Est du territoire (ex SMVO), plus de 95 % des déchets ménagers collectés sont valorisés. La totalité des ordures ménagères produites par les habitants de l’ex SMVO sont valorisés en énergie depuis 2004, date de mise en service du Centre de Valorisation Énergétique.

Sur la partie Ouest (ex SYMOVE), les ordures ménagères sont enfouies dans le centre d’enfouissement de Gurdebeke (mettre le lien http://www.gurdebeke.com/stockage.html). Bientôt, courant 2018, grâce à la fusion, une grande partie des ordures ménagères de l’ouest du département sera valorisée en énergie au centre de valorisation énergétique des déchets de Villers Saint Paul également. La capacité du centre de valorisation énergétique des déchets étant de 173 250 tonnes, la totalité des ordures ménagères ne pourra être valorisée mais plus de ? % le sera.

LES DÉCHETS pour les quels il n’existe pas encore de FILIÈRE DE VALORISATION 

Certains déchets ne disposent pas de filière de valorisation, c’est le cas des REFIOM (ou Résidu d’Épuration des Fumées d’Incinération des Ordures Ménagères) qui sont des résidus issus du dépoussiérage et de la neutralisation des gaz des incinérateurs. Ils comprennent les cendres volantes provenant du dépoussiérage des fumées et les cendres captées sous les chaudières. Ce sont des résidus toxiques qui doivent subir un traitement de stabilisation, avant d’être stockés systématiquement en CSDU de type I.
Les déchets collectés en déchetteries ou en porte à porte dans la collecte des encombrants qui ne sont pas valorisables, sont également enfouis dans des centres de stockage. Ils représentent une très faible part de ces déchets dits encombrants. Des filières de valorisation sont à l’étude pour continuer à diminuer l’enfouissement.

Ainsi, à l’horizon 2018, la part d’enfouissement du SMDO devrait considérablement baisser.

(*) Grands principes de la réglementation européenne sur les déchets (Mis à jour le 24/02/2017)

La réglementation européenne définit les déchets, prône la prévention et le recyclage, établit les principes et les objectifs pour les États membres. Elle rappelle la responsabilité du producteur de déchets et le droit à l’information du public. Les principes de la réglementation européenne figurent dans la directive cadre sur les déchets du 19 novembre 2008. Ils ont été transposés en droit français, et intégrés dans différents codes, principalement dans le Code de l’environnement, chapitre prévention et gestion des déchets.

Hiérarchie des modes de traitement des déchets

Cette hiérarchie consiste à privilégier, dans l’ordre, après la prévention :

(**) La Loi de transition énergétique pour la croissance verte