TRIER TOUJOURS MIEUX, TRIER TOUJOURS PLUS

De dimension industrielle, doté des technologies les plus innovantes, le nouveau grand centre de tri de Villers-Saint-Paul inauguré au printemps 2019 a été conçu pour atteindre des performances de tri inégalées, en quantité comme en qualité, à tout un coût optimisé.

 

MARS 2019 : LE NOUVEAU CENTRE DE TRI ENTRE EN SCÈNE

Construit en 2003 avec une capacité de traitement de 20 000 T/an, le centre de tri est modernisé en 2012 pour atteindre une capacité de 30 000 T/an afin de permettre le passage à l’extension des consignes de tri à tous les emballages et tous les papiers, à l’époque à titre expérimental à l’est du territoire.

Après une année de travaux, le nouveau centre de tri de 60 000 à 75 000 tonnes de capacité de traitement a ouvert ses portes. Doté de performances uniques en France, il reçoit les déchets de près de 650 communes présentes sur les territoires du SMDO et du SMITOM (77). Ses spécificités techniques le rendent particulièrement innovant.

le site de référence en france et à l’étranger

Pour respecter les engagements pris avec CITEO (né de la fusion d’Eco Emballages et Eco Folio), ce centre de tri représente le site de référence en France et à l’étranger, capitalisant de nouvelles technologies et aménagements remarquables :

  • Son hall de réception des collectes sélectives, avec ses huit silos de 200 m3, est conçu de manière à traiter les apports des collectes sélectives, de manière automatisée, par ordre d’arrivée. C’est le principe du « FIFO » (First In, First Out) qui améliore, notamment, les conditions d’hygiène. 

« Ce dispositif a aussi permis d’éradiquer l’utilisation d’engins de manutention motorisés dans le hall amont, de limiter les émissions de gaz à effet de serre mais aussi de restreindre les risques de collisions » Nicolas Aveline, DGS du SMDO

Le système de FIFO Dynamique, permet d’améliorer sensiblement les conditions de travail pour les opérateurs, et de gérer parfaitement les stocks amont, d’alimenter de façon fluide et constante le centre de tri, de diminuer très sensiblement les émissions de gaz à effet de serre avec moins d’engins de manutention pour la gestion des apports ;

  • Une cabine de caractérisation des apports conçue comme un « mini centre de tri », avec prise d’échantillon automatique, reliée à différents logiciels d’exploitation ;
  • Plusieurs lignes de tri permettant d’assurer de la souplesse dans l’exploitation de l’outil industriel et de maintenir une continuité de service en cas d’avaries d’exploitation ;
  • Une amélioration importante des conditions de travail des agents respectant les dernières normes en vigueur (normes en cabine, postes ergonomiques, vestiaires adaptés propres/sales), un environnement de travail convivial avec la volonté de rechercher les vues sur la vallée de l’Oise ;
  • Pour satisfaire les visiteurs, un parcours de visite a été conçu en « galerie vitrée», très confortable, permettant de percevoir l’ensemble du process, sans les contraintes habituelles de bruits, poussières et sans port d’équipements de protection individuelle.

 


une économie de 5 millions d’euros par an

Sur le plan économique, le coût d’exploitation est avantageux pour le syndicat. La valorisation économique du bilan matière est également très bonne. L’outil de tri est très performant : le taux de refus du centre de tri n’excédera pas 18% et le taux de perte de recyclables dans les refus sera très faible (2,5%). Ces performances seront atteintes grâce à la conception exceptionnelle de la chaîne de tri, la plus « en ligne possible », composée de nombreuses machines de tri (trommel, balistiques, trieurs optiques) et un contrôle qualité minutieux des produits triés.

Avec ce projet, l’objectif économique que s’est fixé le SMDO, est atteint. Avec une amélioration nette du bilan du tri : le coût du tri serait de l’ordre de –202 à –219 € par tonne entrante (recettes matières et subventions des Eco-organismes comprises), selon le taux de remplissage du centre de tri (50 à 60.000 tonnes/an).

Actuellement, le coût de tri constaté sur les installations du SMDO est de -105 € la tonne entrante (coût de tri avec déduction des recettes industrielles et des soutiens des éco-organismes). L’économie attendue est donc autour de 5 Millions d’€/an.

La mise en service de ce nouvel outil industriel est donc très vivement attendue économiquement, mais aussi techniquement : elle permet aux collectivités de l’Ouest du département de l’Oise de passer à l’extension des consignes de tri. Ce dispositif permet non seulement d’harmoniser les consignes de tri sur tout le département, mais également d’améliorer les performances de recyclage.

 

appel à projets éco-emballages (actuel citeo)

En 2015, Eco-Emballages a lancé un large appel à projets national, pour expérimenter des centres de tri démonstrateurs d’une capacité de 60.000 tonnes/an. Le SMVO a candidaté à cet appel à projets : le dossier présenté à Eco Emballages, issu de l’étude de faisabilité, a été retenu en avril 2016 : le projet de grand centre de tri est donc financé à hauteur de 4 millions d’euros, au titre de site démonstrateur. Le SMVO avait également déposé une demande de financement auprès d’Eco Folio, dans le cadre d’un appel à projets sur les papiers de bureau : là aussi, le dossier présenté a été retenu permettant un financement à hauteur de 800.000€.

 

 


les financements

En plus de ces 4,8 millions d’euros, le SMDO a bénéficié de subventions conséquentes pour la réalisation des travaux (bâtiments et process) pour près de 15 millions d’euros d’aides au total, avec les financements publics suivants :

  • Ademe : 5.274.000 euros
  • TZDZG (état) : 300.000 euros
  • FEDER: 1.500.000 euros
  • Conseil départemental de l’Oise : 3.000.000 euros

 

                     

 

Le SMDO a bénéficié d’un financement de près de 5,3 millions d’euros de l’Ademe, suite à la demande de déplafonnement effectuée par les services du SMDO, acceptée au national, compte tenu du fait de grande capacité des centres de tri à venir. 
La Banque Postale et la Société Générale ont octroyé des prêts au SMDO pour un montant de 12 millions d’euros chacune à des taux variant de 0,19% à 1,55% sur une durée de 10 à 20 ans.

 

      

 

Avec ces accords de financement, le SMVO (à l’époque) a lancé une procédure d’appel à la concurrence en mai 2016, sous la forme d’un marché global de performances pour la construction et l’exploitation d’un centre de tri de 60.000 tonnes, sur le site de Villers Saint Paul. Cette procédure a permis de sélectionner 4 candidats. Deux phases de négociation ont été entreprises avec chacun des trois candidats ayant déposé une offre. Lors de la fusion au 1er décembre 2016, le SMDO a repris et poursuivi la procédure de mise en concurrence ; c’est en mars 2017 que le SMDO a attribué ce marché au groupement NCI Environnement PAPREC pour un montant de construction estimé à 35.952.454 € HT et de 20.378.090 € HT pour l’exploitation.

La partie Conception-Réalisation du centre de tri de Villers-Saint-Paul (mise en place d’un outil de tri dernière génération, performant et répondant aux exigences et contraintes du SMDO et de ses collectivités adhérentes) sera réalisée :

  • pour la partie process par l’ensemblier EBHYS et le fabricant STADLER ;
  • pour la partie bâtiment par le sous-traitant choisi par PAPREC, BRÉZILLON ;
  • pour la supervision des lots techniques par le cabinet d’architecte SCHATZLE WEITLING, et le bureau d’étude et de conseil HEXA INGENIERIE.

 


l’exploitation confiée au groupe paprec

L’Exploitation-Maintenance du centre de tri pour l’exploitation doit assurer au SMDO un outil performant sur toute la durée du marché et au-delà. L’exploitation est assurée par NCI Environnement – groupe PAPREC en partenariat avec L’Atelier du Compiégnois et de la Vallée de l’Oise (ACVO) pour garantir un volet insertion majeur et remarquable du projet.

Le groupe PAPREC garantit dans son offre de bonnes performances matières, le plus faible nombre de trieurs par poste et le débit d’aspiration de poussières le plus élevé.

La commercialisation des produits issus du centre de tri a été également confiée au Groupe PAPREC, dans le cadre d’une variante, avec une proposition très attractive économiquement, garantissant des prix planchers pour chaque matériau, assurant ainsi des recettes industrielles jugées plus que correctes pour le SMDO.